Les évènements et turbulences sociopolitiques des années 1985-1986 qui ont accouché au 7 février 1986 du départ impromptu de son Excellence Monsieur Jean-Claude DUVALIER, Président à Vie de la République, ont entraîné le pays dans un sillon inouï de constantes violences… et crescendo vers cet état lamentable d'instabilité et d'ingouvernabilité chroniques.

Les évènements et turbulences sociopolitiques des années 1985-1986 qui ont accouché au 7 février 1986 du départ impromptu de son Excellence Monsieur Jean-Claude DUVALIER, Président à Vie de la République, ont entraîné le pays dans un sillon inouï de constantes violences… et crescendo vers cet état lamentable d'instabilité et d'ingouvernabilité chroniques.

La dissolution des FORCES ARMÉES D'HAÏTI, en 1994, favorisée par un ONCLE SAM complaisant au projet ourdi et assumé par un Chef d'État aveuglé par le pouvoir et ses corollaires; par l'envie de régner en Maître absolu des lieux; obnubilé par la morbide et viscérale vengeance atavique… Une goutte d'eau qui fit déborder le vase national déjà rempli, à ras-le-bol.

La Démocratie à l'Américaine, des pays occidentaux développés…importée d’ailleurs et imposée tout de go, sans préalable, au lendemain de cette date dramatique voire fatidique pour d’autres du 7 Février 1986; donc relayée par le Général CHOUCHOU, ayant décrété une " bamboche démocratique " a causé multitude de torts au pays de Toussaint Louverture, de Jean-Jacques Dessalines, de Paul Eugène Magloire et de François Duvalier, le mal-aimé selon le dernier bouquin de feu Dr Rony Gilot.

Au nom de cette démiurge Démocratie, on vole sans vergogne, on égorge en plein jour; on assassine sans peur et sans reproche; sans inquiétude d'être repéré ou même d’être puni; on s'arme allègrement à la queue leu leu, sans autorisation ni contrôle de la part de l'instance militaro-policière responsable, disparue avec la désaffectation de l'ARMÉE D'HAÏTI en 1994.

Au nom de cette licencieuse gabegie démocratique immorale, dépravée et liberticide, les Chefs de Gang ont acquis droit de cité; lequel fut conquis dans le sang par la terreur. Ils ont le droit de vie et de mort sur des citoyens intègres dans notre HAÏTI CHÉRIE. Ces très puissants Chefs de gang interviennent de manière cavalière et tonitruante dans la presse parlée pour menacer dans la mêlée la PNH, l’unique Institution responsable d’ordre, de répression des crimes et de paix civile, autorité publique consacrée par les Chartes de lois de la République, en vigueur. Plus personne, incluant les autorités légales, n'est en sécurité.

Que de crimes abominables et ignominieux on commet en ton nom “ Ô Vertueuse Démocratie”… sainte Nitouche pernicieuse, violée sous toutes ses couches, déchue, dénudée, dégénérée, honnie… On pille, on vole, on viole, on kidnappe à profusion, on emprisonne, on déporte dare-dare, on empoisonne, on brûle, on détruit, on tue, extermine, assassine, exécute… et fait disparaître les témoins gênants.

Depuis l'arrivée au pouvoir des Messies AntéChrist, qui, pour les besoins de leur cause inavouable, se sont servis du peuple démuni et affamé en les armant pour ensuite les lâcher à la merci des éléments tels des zombies écervelés sinon comme des cerbères féroces et sanguinaires à la poursuite de ceux-la qui souvent ont trimé rudement pour se prémunir d’un petit coussin de retraite, c'est la honteuse débandade. Le pays en est devenu désagréable, invivable, intolérable, insoutenable.

Haïti n'est plus cet Éden paradisiaque d’antan oú il faisait bon vivre. Tout un chacun a peur, est devenu angoissé, paranoïaque, effrayé… sur les nerfs, sur le qui-vive, névrosé on panique ou désespéré on veut partir ailleurs, au loin, à mille lieues à la ronde de LA PERLE DES ANTILLES. Question de se préserver, de se retrouver, de se régénérer, de se ressourcer, de se mettre en sécurité, à l'abri.

Pour oublier ce cauchemar permanent, sciemment provoqué, qu’entretiennent les sbires engendrés de Izo, de TI Lapli, de Chen Mechan, des 400 Mawozo, de 5 Sekond, de Lanmò San Jou, de Barbecue, de G9 en Fanmi et latrye… de toute cette sinistre camarilla, lugubre émule des apprentis prophètes de malheur ruminant en augmentant leur venin mortel ad patres sur le banc de touche des funestes opportunités.

Aujourd'hui, et depuis quelques mois déjà, la Capitale, Port-au-Prince est devenue presqu'un No Man’s Land, un désert hostile et pestiféré, isolé du reste du pays. Du Sud, à partir de Martissant, Bizoton, Carrefour… le Grand Sud ne peut y pénétrer. Le Sud'Est (Jacmel), les Nippes (Miragoâne), la Grande Anse (Jérémie), le Sud (Les Cayes), ne peuvent plus oser se rendre à la Capitale quand besoin se fait nécessaire ou même urgent. Il en est ainsi pour le Centre et le Grand Nord. L’ensemble du pays vit dans la peur et la torpeur. Personne ne veut risquer sa vie pour y laisser sa peau. La nation entière est paralysée. Et ça ne semble pas vouloir signifier grand'chose aux Dirigeants. La population est aux abois. Pas un jour ne s'écoule sans un meurtre politique ou un homicide crapuleux. Trop ! C'en est trop ! À bas l'insécurité.

Jusqu’à date, la ville d'Antoine Simon et de Lysius F. Salomon semblait résister à l’assaut des diverses tentacules de ce fléau d'insécurité. Les malfrats n'ont pas eu la partie facile avec un Commissaire de Gouvernement “ ki pa nan manje kenèp dous a 2 ak vakabon volè, gangstè, kriminèl ki komprann y'ap vin’n fè dezòd gagòt nan bouk la. Li toujou kanpe dyanm poul kwape yo; menm si yo antre nan vant manman yo aprè youn zak. Komisè Richemond ap jwenn yo kanmenm.”

C'est l'occasion privilégiée pour allumer une fière chandelle et présenter nos félicitations publiques à ce jeune Commissaire qui se dévoue corps et âme à sa communauté. Commissaire Richemond, l'histoire prend note et vous honorera des palmes de la Justice, l’un de ces jours plus cléments.

Hier, en plein jour, un jeune homme, ingénieur de profession, revenant d'une banque de la Ville a été abattu de plusieurs projectiles d’arme à feu après avoir essayé de semer ses assaillants qui le poursuivaient à travers différentes rues dans la Ville et de se mettre à couvert près d’une bâtisse sans succès et la somme qu'il détenait fut recueillie et empochée par les criminels. De simples quidams, pauvres hères, chauffeurs de taxi-moto se plaignent de ce que certaines artères de la ville sont réputées dangereuses à des heures tardives le soir. Des individus armés dégainent leurs pistolets, raflent des biens et dépossèdent les propriétaires de leurs motos. Aba insekirite. Nou bouke. Nou pa kapab ankò.

Il y a une voix, apparemment très écoutée, qui a entrepris un travail de sensibilisation pour arriver à immobiliser tout le Grand Sud à partir du 31 mai 2022 dès minuit, en signe de protestation contre l'insécurité, jusqu'à ce que le Gouvernement réagisse et passe à l'action pour dire HALTE-LÀ À L'INSÉCURITÉ. Cela devrait faire tâche d'huile, nous l’espérons. Il faudra d'autres intervenants à la remorque de cette mobilisation pour emboîter le pas et amplifier l’écho des messages de détresse afin d’atteindre le but primordial :se faire vraiment entendre en Haut-Lieu par les Dirigeants de la Nation. Moune yo bouke ak zafè insekiritesa'a. Aba insekirite. Nou pa kapab ankò.

L'histoire est là pour prouver que la Ville (LES CAYES) ne se soulève jamais pour des peccadilles. Alors attention ! Prenez-y bonne garde.

Forewarned is Forearmed !

À bon Entendeur Salut !